Ayant appartenu Je m'ennuie, j'ai envie De quitter cette vitrine Pour ne pas être à jamais Dans ce musée, un objet sans vie Moi la plume inconnue J'ai écrit tellement de pages Plus m'ayant appartenu À ce grand homme, ce personnage
Rêves, et chimères Qui ont grandi avec lui Les a-t-il, un jour, trouvés En la douce Italie Elle a inspiré, sans doute Le plus beau de ses romans Mais aussi mis sur sa route Un amour bien trop brûlant
Commeau jeu de hasard Les couleurs de l'amour changent Tantôt le rouge ou le noir
Je m'ennuie dans cette cage Tous les gens me dévisagent J'attends patiemment qu'un nouvel ami Subrepticement m'emporte d'ici Une main pour me conduire Un peu d'encre pour écrire Je retracerai pour qui me délivre Ce qu'il n'a jamais confié dans ses livres Certains soirs de grandes peines De rancœur, parfois de haine Les mots trop violents que le cœur s'écrit Lorsque la passion bouscule l'esprit
Mathilda, Mathilda Toi qui n'a toujours reconduit Ton prénom que deux fois je l'écris [Instrumental feature expressive fluty]
Moi la plume, en argent Sur un socle de feutrine Je n'ai plus d'âme sans lui
Je m'ennuie dans cette cage Qui, donc, aura ce courage Subrepticement m'emporter d'ici Me donner sa main pour une autre vie Ce n'est bien sûr, quand j'y pense Rien qu'une folle espérance Car il est certain que ma liberté Coûterait la sienne à qui oserait
On veillera sur moi Pour des siècles encore Puisque je vais rester Figée dans ce décor
Rappelez-vous longtemps Que cette plume est celle Ayant appartenu à Monsieur Henri Beyle ---------- Lien pour écouter la mise en musique : https://ahp.li/67959f699071fb51479b.mp3