Ils méritent bien qu'on leur fasse une ode, Ces deux compagnons de la belle période, Ronds comme des fruits que le soleil a mûris, Deux sanctuaires où je viens m'établir.
Tes seins que je caresse Me donnent l'ivresse, Deux astres bienveillants Qui réchauffent les vivants. Et quand ma main s'y pose, C'est mieux que bien des choses,C'est pas du Lamartine Mais c'est ma médecine.
Quand le chagrin vient me peser sur l'âme, Je viens chercher refuge auprès de la femme, Ces deux saints patrons valent mieux que les psaumes, Deux douces collines au bord de mon royaume.
J'oublie les sermons et les bondieuseries, Ta gorge est ma messe et mon paradis, Et si le bon Dieu trouve à y redire, Qu'il vienne donc voir ce que j'ai à lui offrir.
Tes seins que je caresse Me donnent l'ivresse, Deux astres bienveillants Qui réchauffent les vivants. Et quand ma main s'y pose, C'est mieux que bien des choses,C'est pas du Lamartine Mais c'est ma médecine.
Deux petites planètes en chair et en joie, C'est là que je place ma foi, Et quand ta robe glisse en souriant, Je me fais dévot reconnaissant.
La vie a ses mystères, ses peines, ses traîtrises, Mais elle a aussi ces deux-là dans la mise, Et tant qu'ils seront là, ronds et bienveillants, Je resterai le plus heureux des croyants.
Tes seins que je caresse Me donnent l'ivresse, Deux astres bienveillants Qui réchauffent les vivants. Et quand ma main s'y pose, C'est mieux que bien des choses, C'est pas du Lamartine Mais c'est ma médecine.