Les jeunes femmes qu'on croise au détour d'une vie
Un joli décolleté qui passe, Une jupe qui dessine l'air, Et dans ma tête le manège Repart comme un enfant légère.
La main qui retient une mèche, Le sourire jeté en passant, Et voilà que mon cœur se penche Comme un arbre sous le vent.
Les jeunes femmes qu'on croise au détour de nos vies Soulèvent des désirs qu'on croyait endormis, Elles n'ont pas besoin de mots, un geste suffit Pour rallumer les braises et réveiller l'envie.
Sur le trottoir comme une fête Tes pas résonnent dans mon sang, Et d'un sourire tu me jettes Par-dessus bord, le temps d'un instant.
Un mot dans une langue étrangère, Une voix qui déchire la lumière, Et j'oublie le poids de mes pierres En te regardant disparaître.
Les jeunes femmes qu'on croise au détour de nos vies Soulèvent des désirs qu'on croyait endormis, Elles n'ont pas besoin de mots, un geste suffit Pour rallumer les braises et réveiller l'envie.
Et puis Nathalie souffle dans mon cou, Elle dit qu'elle me veut, pour de vrai, pour de nous, Et Jenny qui murmure le Portugal Comme une promesse au bord du quai.
Mais le train a déjà ses rails, Et mes chemins sont habités, Et les belles qui passent sans failles Ne font que me rappeler.
Les jeunes femmes qu'on croise au détour de nos vies Soulèvent des désirs qu'on croyait endormis, Elles n'ont pas besoin de mots, un geste suffit Pour rallumer les braises et réveiller l'envie.
Alors je m'assieds sur le silence, Les mains ouvertes vers le ciel, Je les regarde dans leur danse Et je reste — et c'est réel.
C'est peut-être ça la sagesse, Pas d'éteindre ce qui brûle en soi, Mais de savoir que la tendresse Est déjà là, et c'est ma loi.
Les jeunes femmes qu'on croise au détour de nos vies Soulèvent des désirs qu'on croyait endormis, Elles n'ont pas besoin de mots, un geste suffit Pour rallumer les braises et réveiller l'envie.