J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Dans les rimes et les paysages, Usurpant les saisons parcourues À force de courage.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Sur les routes des déconvenues, Sur les rimes des découvertes, Au carrefour des amourettes.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Hier encore, j’étais nu de tout souvenir, Où mes caresses, volées un soir d’octobre, M’avaient dit que tu étais ce doux plaisir.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Des espoirs, des rires et des réalités, Qui ont vu ces visages délaissés s’animer Au beau milieu de mes délires tout dévêtus.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Des balades, des musiques et des danses, Qui ont attendri mes remords d’enfance, Où j’attendais ta venue
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) De mes succès, de mes envies et de tes baisers. Hélas, les réussites sont passées inaperçues Quand le souffle les déguisait d’irréalité.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Sur les berges d’un océan parfumant la beauté. Malchance : les vagues ont jailli de malentendus, Dans les minutes, les jours et les retards égarés.
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Avant que la sagesse ne me touche, et M’assaille pour toujours d’humilité, De respect… Que veux-tu ?
J’avoue que j’ai vécu (J’avoue que j’ai vécu) Sur les fanfares portant ton allégresse, Que j’ai délaissées par ma paresse. Malgré nous, j’ai vécu.