J'avais semé une fleur, autour de notre rencontre Elle a germé cette fleur, que tu sois pour ou contre Tu pouvais la cueillir, car son sort t'appartient Tu l'as laissé périr, dans la paume de ta main.
Et j'ai pris soin de toi, en tant que bon ami J'ai partagé émois ainsi que poésie J'ai mis mon cœur à nu, sans carapace, rien Tu l'as gardé tout cru, dans la paume de ta main.
Puis j'ai flatté ton corps et flatté ton ego Ma mémoire brûle encore de ce parfait tableau Mais mes paroles bleues-ciel ne t'inspiraient rien Tu as gardé mon miel dans la paume de ta main
J'ai contemplé ta peau, la tendresse dans les yeux J'ai récité Boileau, j'ai parcouru des lieues Ces minutes d'absence, dans l'attente du demain Tu as gardé ma présence dans la paume de ta main.
Enfin les jours passés sur le chemin commun Ont fini de faner mon doux rêve enfantin Mon goujat de cafard en à fait son festin. J'ai tué mon espoir dans la paume de ma main.