Il a longtemps cherché, sur les bords de la Loire, La demeure accueillante où pouvoir s'installer Un lieu propice au rêve, ayant accumulé Sous un toit patiné son comptant de mémoire.
Le rythme des saisons y est évocatoire De la nature prompte à se renouveler Et son vaste bureau, d'étagères, meublé Pour son œuvre en chantier, est un laboratoire.
De la fenêtre, il voit le fleuve en mouvement Passer sans se lasser avec son chargement De sables, de galets, de terres limoneuses.
Le ruban de ses eaux, horizon substantiel, Décline savamment la lumière du ciel Et, de nuages blonds, les traînées floconneuses.