Durant sa courte vie, elle n’eut pour maison, Dans un bourg isolé du nord de l’Angleterre, Derrière un jardinet, qu’un humble presbytère Assailli trop souvent par l’humide saison.
Des livres, des journaux, c’est le seul horizon Qu’elle eut pour s’affranchir, tremper son caractère, Loin du monde des arts, farouche, solitaire Et, d’un talent distinct, aider la floraison.
Aux alentours ce n’est qu’un pays de bruyères Marqué sur les hauteurs par des chaos de pierres Qu’il fait bon arpenter sans crainte jusqu’au soir.
Mais lorsque le vent souffle et balaie cette lande, Il n’apporte avec lui dans ses nues que l’offrande De la mélancolie avec le désespoir.