C’est un chalet ancré sur une pente d’herbes, Un alpage en adret du pays valaisan Qui capte la chaleur d’un soleil bienfaisant, Parsemé çà et là de mélèzes par gerbes.
Les sommets découpés de montagnes acerbes Qui font un horizon dressé et imposant Offrent de ce balcon le spectacle grisant De matins cristallins et de couchants superbes.
Entourée de photos, de livres annotés, La grande voyageuse y passe ses étés, Inondés de lumière et de profond silence.
A l’aune protecteur de ces puissants remparts, Elle songe sans doute à de prochains départs Dont l’intime désir la visite et l’élance.