C'est un vaisseau orange ancré sur le rocher, Une tâche de rouille entre mer et verdure, Un rêve suspendu qui cependant perdure Et auquel pour survivre on peut se raccrocher.
Tout un confort permet d'aller s'y retrancher, Un âtre avec du feu pour les jours de froidure Une terrasse toit affranchie de bordure D'où voir sur l'horizon le soleil ricocher.
Depuis sa position, des bois de pins et d'yeuses Se pressent à l'assaut des parois orgueilleuses De l'île promontoire où Tibère s'est plu.
Et sous ses fondements, les eaux ultramarines Où glissent par endroit des ombres purpurines Battent le rocher blanc d'un rythme résolu.