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Raid Jabbar HABIB

Poèmes A ma Barbara

J’ai fait pour elle un poème
Avec des maux et de la crème
J’aurais bien de la peine
Peut-être elle serait sereine…

• Premier Poème – Le Silence du Week-End

Mais deux jours de silence ?!
Mais c’est dur, et immense !
Un ange passe comme on dit
Mais avec nous c’est le diable qui passe
Qui gronde, qui perturbe, qui menace
Que j’aime te voir cette nuit
Dans mon jardin, dans mon âme
Ou dans mon esprit
Mais deux jours dans ses bras ?
Oh quel mal, quel effroi !
*
* *

Deuxième Poème – Un déjeuner au Capuccino

Rappelle-toi ma Barbara
Là-bas, il pleuvait sans cesse sur place plumereau
Sur la rue de La Monnaie
Douce pluie, bel amour
Douces fleurs et beau jour
Il était presque midi, je t’attendais
Avec Amour, Avec Envie
J’avais un rêve d’une belle vie
Je l’aurai, je l’aurai
Je sais bien que tu sais
Mais toi, tu ne sais pas
Oh ! On pourrait avoir une autre vie
Avec tant de tableaux
Je cherche encore de la pluie
Voire un nuage
Ou même un amour sans fruits
Quelque chose qui me console ce ravage
Je cherche encore dans tes bras ma poupine
Mon amie, ma copine
Que je t’aime Barbara
J’aime ce que tu aimes
Et ceux qui t’aiment
J’aime tes délires
Ton parfum
J’aime les nuits de la joie
J’aime même celles de la haine…
*
* *

Troisième Poème – Un Adieu à la Gare

Le départ n’a pas de prétexte
Ni de date
On espère mais la saison nous échappe
Et le mal réside au cœur
On espère…
Chagrin, mélancolie, angoisse
Cependant j’attends un retour
Il est triste cet adieu, mon amour, à la gare
Des baisers, des caresses, des regards
Tout m’agace, tout je garde
Des années, des souvenirs
Et un détestable avenir
Qui ne sera, sans toi, qu’un enfer
Tout se transforme en enfers
Prisonniers, mon amour,
Entre demain, et aujourd’hui
Entre deux univers
Barbara, tu me partages
Sauf que je cède, parfois
Sauf nos adieux douloureux
Au milieu des nuages !
Je sais bien que je tomberai, sans toi…
*
* *

Quatrième Poème – L’amour, ça pardonne pas

Barbara, L’Amour, ça pardonne pas
C’est toi, qui m’as appris cette flamme
Le mal demeure, le calme s’en va !
De chagrin, d’insomnie, ou de larmes
Comme l’enfant quand il perd
Au milieu de l’abime toute sa joie
Ou peut-être toute son âme
Oh L’Amour ! Oui c’est juste
Ça pardonne pas
Tu comprendras un jour cette philosophie des rois
Et je le comprendrai moi aussi, comme toi
Une belle demeure triste
Seule, sanglotant
Comme la bête, seule au bois

*
* *

Recueil: Gouache et Hallucination, Paris, 2020