Dans mon sac j’ai mis le monde ! J’ai goûté les fleurs des champs entre les dents. Tapis sur le sable blanc des rivages des tropiques sanguins. Archipel et chapelle de mon âme où les moutons des mers se repaissent d’écume crème.
Cabriole de pachydermes au fond du jardin ! Festin de ciel carmin, pommelé et saucée gargantuesque. Effervescence de mandibules sous les chênes aux heures chaudes de l’été. Raison féroce en boule de nerfs acculée ; oraison de l’Enfer.
Plastique suranné à l’écoute d’un chant de cétacé. Chroniques tentaculaires pour une morve présidentiable. Merveilles lunaires comme un pansement à nos yeux aveuglés. Visions psychédéliques ou psychotiques ?
Mes pensées sont miennes, ma vue est lointaine par de là les outrages et les blasphèmes ! J’étripe mon cœur au fusain acéré ! Qu’importe l’étrange à l’analyse du percepteur. Un chercheur d’or n’a pas de valeur dans les couleurs d’un prospecteur de rêves.
Anaconda d’apparat dans les bras d’un castra ! Aligot d’alligator aligoté ! Aligato Sustentation suprême de la subduction d’une surquiche ! Bec de lièvre et canne à sucre ; pied bot et couperet.
Mâches pas tes mots mais manges ta soupe ! Touches avec les yeux et regardes tes frères ! J’ai le gosier desséché et la liquette détrempée ; Dégénérescence programmée sur le lit d’un pistil unijambiste.