Bien sur, Il faudra toujours beaucoup de tristesse Il faudra aussi beaucoup de tendresse Ce monde si facile avec tant de délicatesse N'accepte pourtant pas la faiblesse
Si l'on doit vivre, si l'on doit accepter Si l'on doit se dire que l'inimité Deviendra ce monde que l'on a initié Ce monde de fous et de tarés Alors Alors, autant devenir ce que nous ne sommes pas Alors, rester et pester contre ces pas Ceux de ceux qui marchent droit mais contre toi Les mêmes qui ne t'aiment pas Alors Même si ce monde devenant fou ne prescrit rien Que de la violence et l'indicible liberté Pense à ta fierté et à ce monde d'infini Ce monde ou ta pensée portera tes espoirs au gré Au gré ! Au gré du vent, de tous les vents Les vents de ta Bretagne et ceux d'ailleurs Ceux qui font déplacer les nuages, les malheurs Ceux qui sèment les peines mais aussi les bonheurs Et pourtant Et pourtant, même si ce monde devient beau un jour il deviendra tendresse, amour et ceci pour toujours Il deviendra certainement celui qu'on plantera Dans nos âmes, dans nos têtes, dans notre fracas.