On croit souvent que l’oubli est un abandon. Moi, je sais qu’il est le plus beau des courages. Avancer en mode survie dans un décor sans images ; Faut quitter le bruit, les mensonges à la con, Les explications inutiles qui salissent les pages, Les “je t’explique” qui sentent le poison...
On croit trop que l’oubli, c’est lâcher l’affaire. Faut prendre le silence et tracer sa voie. Ce n’est pas fuir, c’est survivre à l’enfer, Sans avoir besoin de prouver quoi que ce soit. Pas de temps pour les discours bidons à la noix, Et les belles excuses que l’on récite comme des prières...
L’oubli n’efface rien, il remet chaque chose à sa place. On coupe le son du passé, on reprend le contrôle. L’oubli rend au temps ce qui n’avait plus sa trace. Faut cesser de courir après les mauvais rôles, Ceux qui t’usent le cœur sans jamais laisser d’espace. Arrêter de vouloir réparer ce qui n’a plus de boussole...