Il existe des âmes que l'on remarque, Puis il y a celles que l'on n'oublie jamais. Celles qui gravent en nous une marque, Qui défie le temps, sans aucun regret...
Elles s'éloignent, mais rien ne s'efface. Le silence connaît trop leurs prénoms. Chaque absence laisse une trace, Qui cogne encore à l'unisson...
On fait semblant d'avoir tourné la page, On éclate de rire pour couvrir le bruit. Mais sous la peau, derrière le visage, Leurs fantômes marchent dans la nuit...
On avance avec ce manque dans nos mains, Comme un feu qui refuse de s'éteindre. On se répète que ça ira mieux demain, Mais certains hier refusent de s'éloigner...
Il y a des âmes que les hivers n'ont pas emportées. Elles deviennent des échos que l'on chérit. Leurs départs refusent de s'effacer, Pendant que le monde tourne, les horloges aussi...
On range les photos au fond d'un tiroir, Sans jamais enfermer les souvenirs. Le cœur connaît mieux que la mémoire Tout ce qui refuse de s'enfuir...
Les années défilent, les blessures apprennent à se taire, Mais elles ne disparaissent jamais vraiment. On encaisse, on serre les dents, on espère, Puis leur ombre revient comme au premier instant...
On avance, on fait semblant d'oublier. Y'a des absences qui parlent encore, Des présences que nos cœurs n'ont jamais quittées, Même si l'avenir change le décor...
Il y a des histoires que l'on garde loin des autres, Même si les années transforme la peine. Les chapitres de vie restent les nôtres, Ils couleront toujours dans nos veines...