Nous nous fondons au vent des hauts plateaux, à l'odeur de calcaire, empreinte métallique des rêves d'insouciance évadés dans l'or bleu du temps qui s'évapore. Nous nous fondons à l'eau des ruisseaux de jouvence où les âmes-galets des humains disparus roulent sous les flots calmes des vies en partance. Nous nous fondons à tout ce qui bruisse dans l'ombre, à tout ce qui renaît aux lueurs de l'Aube et je deviens rosée sur les feuilles de joie et je deviens l'eau vive en ton cœur de vivant.