Peu à peu je me retire du monde, e-monde déshumanisé où les voix de chair s'évaporent dans le tumulte numérique. Je me retire de l'im-monde, en feu, où flore et faune se consument dans les crépitements morbides, où des ignares jouent à torturer, reniant leur part animale... Et j'entends le chant du Cygne de la Vie qui appelle à être vécue, à être sauvée.
Je me retire dans le monde au cœur de ses frémissements, dans les rondes de joie, au chevet des souffrants, dans les regards où l'espoir palpite et près de l'eau pure dévalant la vallée... Pas si loin non plus de la brûlure amoureuse, des passions immortelles, des soleils d'été.