Je m'endors la conscience condamnée, Je me réveille le cœur en marbre brisé, Dans la risée moqueuse de mon quotidien, L'aquilon me refroidit et me retient.
Tiens, tiens voilà une journée morte, En ces rues de cimetière en cohorte. Je porte en moi un poids toujours infini, Trace de mon crève-cœur indéfini.
Je nie la nature qui a tout pour elle, J'oublie la science de plus en plus belle. Les démons m'harcèlent, me fauchent l'esprit. Qu'ils le fassent ! L'amour ne mérite aucun prix.
De cette crypte, je prie pour m'en sortir vivant, Dernier survivant des tempêtes de mon néant. Sans ressui, sous la pluie qui me frappe, Où que je sois, cette vie de cauchemars me rattrape