Dans la nuit profonde, La vue murmure un adieu tendre, Dans ce silence où tout semble s'étendre. Je quitte ce monde, l'âme vagabonde. Sous le linceul, je m'évapore, Vers des nuages où l'éternel s'endort. Le vent chante seul pour me plaire, J'enlace la paix, je délaisse la terre. Les souvenirs s'effacent, délicats, Comme les vagues qui caressent le sable. Mon dernier souffle, doux et silencieux, S'envole vers l'au-delà, vers les cieux. Ne pleurez pas sur mon sarcophage, Dans l'univers, je trouve mon ancrage. Ma mort n'est qu'un passage lumineux, Vers l'aube nouvelle d'un coin mystérieux.