Il est l'heure ! Rendormez-vous, sur un rêve plat, D'éclat en éclat qui s'esclaffe, D'une misère nauséabonde, Sous une furibonde lueur qui s'expose.
Le mal m'explose le corps et le cerveau. Relevez-vous ! Un baliveau s'effondre de tempête. En cette défaite de guerre intérieure, Au creux, tombent les anges par peur. Des poutrelles supportent mes yeux, En attendant que le calme vainque les heures.
Et puis, la terreur donne du désordre en moi, Et une sentence archaïque me renvoie Sur une forteresse abandonnée par les siècles, Et ne jurent que par souvenirs ces aigles.
Satan espiègle joue du fifre ! Mon cœur en douleur, Atteint ma chair tel un inconnu chiffre, Comme se perd une corneille en sa rancœur.
Voilà qu'ailleurs se tait le cri en moi, D'ailleurs, s'angoissent avec moi de mois en mois, Mon esprit, mon odorat, mon affection. Les couleurs disparaissent, telle est ma punition.