Le brouillard dans ma pensée, Fait tourner mes émotions telle une toupie. Le chagrin s'est assoupi, mi-réveillé. Anges et Diables s'affrontent pour me surveiller.
J'invente, j'invente, c'est mon côté écervelé : À la veillée d'automne, mon poème étonne, Résonne en moi l'amour doré d'un rameau, Et personne n'a adoré mes vers paranormaux.
Qu'on rejette les faux mots, Les affections peu sincères, Mon cerveau est seul, Seul dans cette strophe crue qui vaut peu cher, Des doigts incongrus me massèrent l'esprit. Mépris et mépris rencontrent des torrents incompris.
Combien ont-ils appris à vivre avec les sévices d'humain ? Mes mains sont attachées par ce monde inhumain. Gisant dans le rêve de ce grabat de mort, Pourvu qu'un envoyé divin me libère avant qu'il ne soit demain. Tard le soir, me vainc le revers qui m'endort. Ce brouillard restera fort, pourrais-je passer à travers ?