Odeur du coin des morts, qu'on vide mon présent, Faites-moi regagner de l'espoir sans raison. Que la paix invite ma tête, Comme elle invite à une fête. Hélas ! Telle une brette, mon âme se précipite. Le passé s'agite, il revit turbide. Rapide est la mort, telle une évasion, Qui n'est pas un fanion.
Que ferais-je ?
En ce siège de ma pensée en tourbillon, Tel un réveillon souffrant, la nuit, Une soirée insomniaque me poursuit.
Que verrais-je ?
Le vide m'écoute respirer sous ses pas À cent pas des vérités qui me tuent souvent. Le vent connaît les secrets qu'on ne peut plus oser. La nuit avale l'imploration à qui l'éternel ne veut plus causer.
Que devrais-je ?
Odeur du coin des morts se représente à nouveau, Mes pensées hantent ce poème comme un vieux tombeau. Et le présent ? Le revoilà qui me creuse comme un caveau.