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Melissa Marthe

Ce village

Des rues naissent les amours
Où voltigent les sacrifices
Des êtres qui caltent toujours
L'élévation d'un édifice.

Je refuse tel supplice
Et bâtirai un village
Pour découvrir en voyages
Sentiers sauvages et complices.

Lui, sera capitale de mon amour
Que par mes ailes, il survolera toujours
Ces plaines qui nous sillonneront
Laissant flâner valises et traditions.

Dans les jardins de son corps
Eternelle saison de floraison
À inspirer par son décor
Le patrimoine de ma passion.

Je peindrai la mer au dégradé de ses yeux
Pour me noyer aussi tôt que je peux
Dans la vague de ses baisers
Jusqu'en être inhabitée.

Déposerai une échelle jusque la lune
Que je décrocherai pour prier près d'elle
Le temps, le bonheur et la fortune
D'empaumer son amour immortel.

Par chaque goutte, dessinerai la pluie
Jusqu'à nous réfugier des bruineuses nuits
Sous notre cabane de vieux draps
À réinventer l'amour mille fois.

Et l'embrasserai si fort,
Qu'anémones et magnolias germeront
Jusqu'à Vénus ou même Pluton
Dénudant le soleil en perles d'or.

Je façonnerai les ponts par la confiance
Dont s'arment les oiseaux pour leurs ailes
Et traverserai sans méfiance
Lorsque mon âme l'aura près d'elle.

Les villageois parleront du coeur
Et ne se soucieront du temps
Que pour compter les étoiles
Tracées à ma plume d'argent.

Et pétales deviendront papillons
Planeront par dessus les batelets
Si beaux qu'hiver n'osera les frôler
Et navigueront sur ses souffles profonds.

Je ne compterai les années à reconstruire,
Les monuments de son terne passé
Montant chacun des lourds rochers
Sous l'éclat de son sourire.

J'inaugurerai chaque souvenir
Que nous sublimerons en chanson
Et naîtra notre hymne par le désir,
D'hurler l'amour à l'unisson.

Sur cette toile qui est sienne
Les teintes envoleront aussitôt
Chacune de ses rudes peines
Laissant faner l'insuffisance des mots.

Seules boites aux lettres s'habilleront de romances
Que nous liront de temps en temps
Leur message oublieront vaine prudence
Et courseront les feuilles au vent.

Ivre d'insouciance, je m'y perdrai quelques fois
Mais retomberai toujours sur ses pas
Et par la lecture des lignes de sa main
Je retrouverai mon chemin.

Du vieux chêne à l'église qui résonne
Tout sera fruit de mon amour
Et si un jour il se questionne
La réponse vivra tout autour.