Tu es là à geindre sur la rue. Ne sachant où aller toi le moribond. Qu’espère-tu donc. De la vie qu’attends-tu ?
Tu étais naguère haut placé. Mais le destin t’a fait un sale tour. Il a décidé de te renvoyer. Alors tu vas rejoindre les mal aimés à ton tour.
Tu marches sur les trottoirs de la ville. Demandant à qui veut, une pièce ou un billet. Soudain tu vois un riche bourgeois. Celui-ci te dédaigne et te foudroie.
Tu te souviens d’où tu viens. Quelle misère, quel horrible sortilège. Tu étais avant à sa place avec tes privilèges. Jetais-tu un regard à ton prochain.
Tu es loin de ta belle demeure. Et, sur ce trottoir tu te meures. T’entassant sur des cartons le soir venu. Tu te souviens et tu pleures.