Elle est seule et posée sur un banc, elle rêve Délasse son esprit dans la toile du temps, Imagine et refait ce monde qui la crève, S’évade par l'esprit et s'envole en ôtant
Le poids de ses soucis, la lourdeur de sa robe, La noirceur de sa vie et le poids de ses jours Pourtant on ne voit pas que son cœur se dérobe Son visage est figé, lumineux, plein d'atours
Serait ce le fumé de ses grosses lunettes, Qui cache pour moitié son visage rosé, Ou la légèreté de sa tête en tempête, Qui contraste, imposant ce calme déposé,
Je ne sais pas vraiment, je ressens, je voyage Avec elle et pourtant, sans qu’elle ait vu mon cœur J’ai compris, la voyant, qu’elle laisse aux nuages Les tourments de son âme, accrochant sa douleur