tu te souviens d’elle mais ce n’est pas elle ni son fantôme juste l’image fardée de tes préjugés
le souvenir en émoi te fait rentrer en toi comme l’ours dans sa caverne qui se terre et hiberne
il est poison mensonge tueur de couleurs passées voileur de songe sur paysage dispersé courbe impossible filtre d’humeur créant l’incrédible d’un monde d’ailleurs
le seul espoir est devant toi
allume un feu de lumières bleues va cherche des chemins à embrasser sans mirage sans impasse sans trace à effacer qui te clouerait sur place
ta vie est ce chemin qui avance où tu ris où tu danses