Martinet fou dans le ciel d’automne Vole moins qu’il ne subit Les assauts d’un vent qui s’époumone A satisfaire ses lubies.
La saison s’en va dans les acrobaties De l’oiseau qui lutte solitaire A la force de l’aile, sans argutie: Nul ne le jettera à terre!
Pauvre fétu de paille que rejoint la feuille Le vent gonfle ses amertumes secrètes Au détriment des petites choses qu’il effeuille Par vengeance ou pour faire place nette.
« Pousse moi loin d’ici ! » pense l’oiseau Dans son verbiage de saltimbanque Et le vent mauvais passe son plumeau Nettoyant le ciel où, déjà l’oiseau manque !