Juin est un rentier chaleureux Qui fait prospérer en son sein La fortune des jours heureux, Que lui offrit Mai à dessein. A charge pour lui, de fêter Dignement l'arrivée de l'été.
Cultivant la sérénité, Il est un passeur consciencieux Qui laisse rêver d'éternité Tant ses instants sont délicieux Quand sous sa voûte étoilée L'infini ose se dévoiler.
Juin distribue à profusion La manne de ses fruits nouveaux Et le temps va, sans confusion Jour et nuit ne sont plus rivaux Près des grands feux du solstice ils ont signé leur armistice.
Et sous les grands pins parasols Craque l'aiguille parfumée Exhalant les aérosols De vieilles résines exhumées En de subtiles fragrances Aux indécises errances.
Alors la brise marine Sentant revenir son heure A force d'embruns, s'échine A calmer les vives ardeurs D'un soleil,qui, en son zénith Brûle la vie, bien trop vite.