Dessous sa lumière blanche Juillet écrase le moment. Chaque arbre et chaque branche Devient alors un argument Pour fuir le temps de passage Dans l'abri frais d'un feuillage!
Alors, la trille d'un pinson Fend le silence pesant Et l'oiseau avec sa chanson Accroche aux ardeurs du présent Une petite musique, Monologue harmonique.
Mais son chant, ne trouve pour écho Dans la cime des grands cyprès Que le murmure du sirocco Qui, patiemment , œuvre en secret. Juillet, brûle toute chose Les épines et la rose.
Même le lézard du vieux mur Ne sait plus quel tempo prendre Comment battre la mesure Du temps qu'on ne peut comprendre ? Juillet défait tant de choses, L'été , nous offre une pause.
Juillet confisque les ardeurs Dans un confortable instant. Et à l'heure de ses chaleurs, Que faire, sinon jouir du temps. Choisir un endroit à l'ubac Et puis, suspendre son hamac !