Aout, dans les champs secs et jaunis, Laisse se lamenter les grillons. Et leur monotone litanie N'empêchera pas le sillon Qu'un soc d'acier sans merci Ouvrira dans le sol durci.
Aout s'engouffre dans les buissons Qu'il fait rouler sur les routes, Pour mettre un terme à la moisson Des graminées en déroute, Virevoltant moment de répit Que le vent offre à l'épi.
Dans les frondaisons tremblantes Où les nichées sont élevées, S'entend une voix perçante, Celle, d'un poussin énervé. C'est ainsi, qu'Aout s'amuse Des pleurs d'une jeune buse !
Aout s'enlise dans son confort Son avenir est en route il dévale des contreforts Ne laissant planer nul doute Tant ses grondements oppressants Sont de plus en plus incessants .
Et la saison s'évapore Dans d'étranges nuées d'oiseaux Comme des vaisseaux quittant le port Ils emmènent avec eux là-haut Les rires des enfants en joie Que leur école, appelle déjà .