Changement de cap, pour fuir toute tempête, Loin des nuages gris et lourds de dépression, Pour la promesse folle de jours de fêtes D’une musique d’harmonie au diapason
Aux alizés toutes voiles dehors sans but À l’écume des jour cueillir le tout venant À la manière des cris d’animal en rut Poussé par le désir et le souffle des vents
Laisser les caresses bleues en fond de cale Pour les coups du sort aux avenirs incertains Mordre les lèvres tremblantes des escales Aux dessins d’arabesques dans le creux des reins
L’amour est mort un jour de calme plat sur l’eau Pétole et soleil chaud à se brûler la peau N’entendre de bruit que le tremblement des os Sous les muscles tendus pas le moindre clapot
Les regrets noirs ont sombré dans les profondeurs Aux abymes mystères des oublis chagrins Sur les écueils d’un ilot du frêle bonheur Un oiseau blanc lisse ses plumes au clair matin
Rêve de déchirure des pages blanches D’un grain de peau au corps à corps découverte D’une route sans vague autour de tes hanches Force scélérate d’une plaie rouverte
Une goutte d’eau salée roule sur les joues Des jours qui cherchent sans le dire le chemin Le regard d’une silhouette rendez-vous Quelque part un ancrage où tordre le destin.