Une rage rouille érosive me ronge Elle perce la carapace quiétude En spasmes rais de violence de mes songes Nichée pêle mêle aux creux de solitude.
L’indicible s’exprime par éclatements De folle déraison impossible à dompter, Déchaînement aveugle d’un fort ouragan, Fleuve aux rives déchirées d’un flot enragé.
Roulements constants de frissons en corps à corps Contre les parois fixes de la cécité D’une passion déchirée aux goûts de remords. La bête insoumise en quête de satiété.
Sang et larmes, nourritures de sable mou, Sous la dent incisive à déchirer la peau Du temps déroulant son électrique courroux, Aux yeux de sang, éclairs projetant tous les maux.
Loup garou sous ses oripeaux criant la nuit, Les crocs acérés mordant ses propres lèvres, Sous des nuages noirs où la Lune s’enfuit, Victime ébouriffée d’une forte fièvre.
Un poids concentré en pesanteur d’abandon, Gravité d’un bolide en orbite perdue, Reflets métal à ne pouvoir donner de noms Aux éclats lumineux aveuglant la vertu.