Terre asséchée du souffle chaud des humains nus En quête insatiable de ressources cachées Aux sources d’eau bleu de mystères entretenus Aux profits secs de richesses accumulées
Leurs amours sur les herbes roussies oubliées Comme vulgaires contraintes animales L’espoir égaré dans des rêves galvaudés À se perdre en contaminations virales
Roches éclatées d’explosions nucléaires Dans l’intimité asphyxiée des relations Au coeur chagrin de rencontres éphémères Les plaisirs tarifés de douces illusions
Une planète aux larges failles profondes Entre les espèces du vivant atrophié Fous refus de se vouloir du même monde La loi du plus fort pour règle d’humanité
Les fleuves serpents de poussière vestige D’une opulence foisonnante de ses vies Richesse absolue que les délires figent En ruines mortes où quelques racines plient
Le futur improbable est pourtant déjà là Quand la misère ignore même ce qu’elle est Ne connaissant que le poids de ses entrelacs À devoir survivre de ses jours enchaînés
Quelques vils puissants monopolisant les flux Éructent de suffisance et de bêtise La violence multiforme pour seul menu D’appétits jouissance de leur emprise
L’horizon d’aurores boréales bleutées Ne tient plus aucune promesse d’avenir L’aléatoire règle de nos pauvretés Abstraction divine de nos maigres désir.