Excité, pou démangeur sur cuir chevelu, Des promesses folles données à l'idéal, Je cours en tous sens, en quête de l'absolu. Cosmogonie de mon désir subliminal.
Je me conte des histoires illusoires, Matière molle de rêves de planètes, Inspirées de bribes de matière noire, Confinées dans quelques impasses secrètes.
Suceur de sang pur et chaud, aux grains de l'espoir, Entre les poils fournis de pubis accueillants, Sur torses d'aventure, du matin au soir, De corps en corps, entre têtes d'enfants, d'amants.
Pou de tête, de corps, morpion, valse lente. L'humanité est mon espace, mon chemin. Je le parcours sans cesse en course constante. Hommes et femmes sont le cours de mon destin.
Commensal symbiotique de toutes les peaux, Je fais festin d'hémoglobine en société. Sous les parures nobles, sous les oripeaux, Véhicule de gênes à apparier.
L'épouillage, vieil atavisme des hommes, Génère leurs caresses les plus intimes. Du fond des âges, jusqu'à la grande Rome, Je suis le pou, du zénith, jusqu'aux abîmes.