En sa profondeur, le silence de l'été Bruisse du souffle chaud du désir permanent. Images évanescentes, corps dénudés, Sur le frisson de peau, parfum sec, foins coupés.
En mai, fait divers de chaleurs, je pense à toi. Canicule précoce du réchauffement. Mon esprit, saturé d'images désarrois, Voyage aux soirs caresses, nous étions amants.
Dôme, étuve, chape du temps figé, brûlant, Une porte spatio-temporelle s'ouvre Dans la voie onirique, souvenir passant, Fluide traversée qu’un élan découvre.
Rien n’est effacé de nos plaisirs passagers Sur les rives des amours aux berges du temps. Nous ne serons jamais tout à fait étrangers À la douce nostalgie, possible fuyant.