J'ouvre grande la porte aux mots indicibles, Pour que leur souffle vienne teinter l'intuition Des très fougueuses promesses irascibles, Sur la mer étale des pâles conventions.
Venez, tumultes en tintamarre bruyant, Bousculez le rythme bien scandé des valses De danseurs aux pieds articulés trop savants De connaître déjà les traits de nos faces!
Le futur sera entre les espaces bleus Des silences, que vous poserez sur le temps, Un vide impérial à combler de merveilleux, D'amour et de haine des passions des amants.
Sur le lit sec des fleuves taris de soleil, Blanc d'éruptions de plasma de vents radiations, Vous poserez quelques rêves, pour notre éveil, Tardif aux épreuves de nos adaptations.
Chevauchez les licornes dociles d'espoirs, Éméchées du nectar sucré de leurs amours, Infidèles aux songes des pesants savoirs, Aux peut-être, incertaine orée des toujours!
Courbez le ciel d'un horizon luminescent, Dans un froid serein de douces hébétudes, Aux mirages en écho de sons altérant Une soif gouleyante d'eaux bleues absurdes!
Sonnez les mystères du fond d’enchaînements, Où se délieront les nœuds mouillés de larmes Des harnais de corps violés d'abrutissements, Sous les coups, les violences de poings et d'armes!
Passez le seuil de pierre et d'encre vers l'après, Où respirer donnera un air vif aux cris D'angoisses expulsées de torses enserrés. Lâchez enfin les mots chaos de liberté !