Des hommes à demi nus, sur un calendrier. Des casques rutilants, pour cacher leurs sexes. Colportage, pour souhaiter la bonne année, Les pompiers, porte à porte, en quêtes complexes.
Volontaires de la lutte contre le feu, Sauver ou périr, au sens de l'engagement, À donner de leur temps en présentant leurs vœux, Venant chercher des bribes de financement.
Les pompiers et les pompières des casernes Orientent leurs lances aux jets puissants d’eau fraîche, Jusqu’au sommet des immeubles. Morgue en berne, Les habitants, pris par les flammes, revêches Aux sollicitations annuelles de dons Pour les amicales de solidarité, Sans acrimonie ni la moindre distinction, Sont sauvés par l’abnégation des engagés.
Quand Brûlent la forêt, les arbres, la faune, Les hélicoptères, les avions survolent Les sinistrés réclamant de l'aide à l'aune De la puissance des flammes qui s'envolent Les sapeurs attaquent le monstre surpuissant Engagent leur combat au péril de leur vie Redoutant les effets sournois des coups de vent Un ministre média pérore et remercie
Un gigantesque pyrocumulonimbus Génère des éclairs et des vents tournoyants Léchant le sol en un violent cunnilingus Feu d’apocalypse aux êtres impuissants.
De pseudos experts ânonnent leurs litanies Sur les chaînes d’info continue qui brûlent D’images de dévastation à l’infini. À l’Ouest, plus aucune chouette ne hulule.