«Tu me combleras du plus grand bonheur ! » Disait la coccinelle au puceron. « Merveilleuse et délicieuse saveur De ton miellat noir sur le liseron » .
Osmose des amours dépendances, Je déploierai mes ailes sous le vent, Quand tu assureras l'intendance. Nous serons ainsi les meilleurs amants.
Ce beau discours univoque sans fin Peignait la toile d'un récit d'amour, Chacun poursuivant en fait son destin, Dans la faim, le sucre et le désamour.
De qui sommes-nous la coccinelle, Commensal gourmand d’avide appétit, Qui vient se repaître sur votre dos, Vous faisant croire à ses belles lubies ?
Lumière aveugle des beaux profiteurs, Suçant jusqu’à la moelle les naïfs Offrant leurs fragiles ossatures À la fringale de coups incisifs.
De qui suis-je le puceron servile Heureux de la coupe de ses puissants, Qui me sèchent, me prennent pour débile, Me racontent l’histoire de faux amants ?