Je ne sais plus, si je suis amoureux de toi, Si j’aime mon rêve plus que toute chose, S’il est vrai ou si je dérive en cet émoi, Jusqu’à cultiver son frisson dans ma prose.
Je ne sais plus si c’est encore le matin Que je vois, quand je sors du sommeil de la nuit Ou alors, un tout autre instant de mon destin, Au parfum de ta peau, quand s’estompent les bruits.
Je ne sais plus si un jour lointain on s’aimait, L’un et l’autre au désir passion du corps absent, En caresses fluides et douces de nos mains. Peut-être rêvions-nous d’être toujours amants.
Je ne sais plus l’éclat du fond de ton regard, Les mots de ton vocabulaire quotidien, Présente et disparue dans un souffle blizzard, Toujours là, au profond invisible chagrin.
Je ne sais plus si n’exista jamais l’amour Dans nos escapades embellies promesses, À croire nos baisers à croquer pour toujours, Ou s'ils ne furent que leurres de tristesse
Je ne sais plus, ce que du reste je ne sus Jamais reconnaître de ton attachement, Au-delà de nos découvertes advenues, Mystère et secret de tous nos renoncements.
Je ne sais plus maîtriser cette force bleue, Elle anime tous les mouvements, tous les creux, Donne couleurs aux toiles blanches sous les yeux, M’emporte et m’aspire au plus loin de nos adieux.
Je ne sais plus, mais je t’aime comme souffle D’une vie qui cherche sans cesse son rythme, Dans les saccades d’un temps qui se boursoufle, Aux langueurs, cherchant un nouvel algorithme.