Le petit chat est mort, au bord de la route. Son corps, étendu dans le caniveau de rue, Cadavre au poil terne, accident de déroute. Les passants Jettent un œil, le regard ému.
La mort se balade, vive obscénité, Au milieu du fort trafic automobile. Les enfants, sur leur vélo, gantés et casqués, Foncent sur le trottoir, de façon habile.
Un souffle sauvage s'est absenté soudain. Choc brutal d'une voiture et d'un animal. Un dernier frisson froid court le long de ses reins. De la vie à la mort le quotidien banal.
Gobé comme libellule par un crapaud Sur le bord d'une mare, un chat silence Ronronne et s'amuse à faire le gros dos, Une voiture l'écrase d'impatience.