Lapin coccinelle ou coccinelle lapin ? L’ordre n’a plus d’importance entre ces deux là. De grandes oreilles ou des ailes sans fin, Totems oubliés au coeur de leurs ébats.
Couple impossible d’amours trop éphémères. Fines cuticules pour prendre son envol, Longues pattes pour courir dans les clairières. Caresses platoniques de désir bémol.
Accident de parcours, rencontres du destin. Des impossibles à désirer s’inventer. L’un contre l’autre à chercher un même chemin, L’une dans les airs, l’autre blotti dans son terrier.
À courir le vent de belles aventures, Croire aux baisers de promesses de soleil noir, Au fil des contraires des lois de nature, Imaginer que puisse être un nouvel espoir.
Insecte et mammifère dans une idylle Ont transcendé du printemps jusqu’au bel été Les limites invariables subtiles Des découvertes d’espaces à partager.
Je t‘aime, lancé en écho au vide lent Des solitudes perdues, dans leurs recherches d’un port d’où vite appareiller vers le levant, Sur un sable bleu que les tempêtes assèchent.
Les orgasmes, essaimés aux quatre coins hauts Des montagnes accessibles, sans se soucier Du cours du temps déchirant tous les oripeaux, Laissent au sol fleurir quelques fleurs chaque été.