Pour un déjeuner sur l’herbe de ce printemps Sorti d’un tableau d’impressionnistes couleurs Avec toi pour muse et les espoirs au mitan Des possibles à la rencontre du bonheur
Illusoires projections du désir latent Toujours prompt à saisir les bribes des instants Pour croire sans fin aux promesses des amants Pourtant oubliées et perdues au fond des temps
Le silence entre nous comme un mur de béton Impossible à franchir au-delà du vivant Impasse sans futur ni illumination Lourd et profond comme abîme désespérant
Appétit de soleil de rire et de vigueur Sous un ciel clément de bleu et de nuages Légers comme un souffle chaud de belles chaleurs Face à face les regards de deux visages
Je t’aime en détour du réel loin du présent Dans un continu de douces habitudes Au tempo improbable d’amour permanent En suave aveuglement de solitude.