Espace intime et secret de nos sensations Sur nos peaux le grain doux et sableux des frissons Entre nous l’espace sublime du rêve Nos désirs confondent leurs printemps de sève
Je t’aime de cette absence insupportable De trop froides caresses imaginables Où je m’étiole d’impatience bleue morte À dessiner les formes qui me transportent
Au gré toujours incertain des silences creux Là où les mots sourds et muets sont silencieux L’imagination court jusqu’au bout d’impasses Dessiner les contours d’un songe qui passe
L’éternité a déjà ses couleurs parfum D’embellie de possibles au sel des embruns De lavande au soleil des amours éthérées D’un futur du bout des doigts à peine frôlé
Nos lèvres au goût de satiété à croquer Sous les dents avides de langues torturées Portent la marque des paroles échangées Pour croire au possible de se réinventer.