Dans un souffle léger, une flamme brûle, Au cœur feuillu d'une forêt du mystère. Qu'il pleuve, qu'il vente, que la chouette hulule, Sans faiblir jamais, le feu sort de la Terre.
Merveilles du Dauphiné, loin des possibles, Peurs ancestrales obscures de leur magie, Dragons souffleurs, telluriques irascibles. La raison égarée en délires de vie
Charbon profond des mines de Matheysine, Les mineurs déjà oubliés, noirs du passé. Un futur, où le feu progresse en sourdine, En sous-sol, où courent les fantasmes cendrés.
Terre de roche, de glace fondue et d'eau, De ruisseaux secs ou torrentiels selon l'humeur D'un ciel de plomb de soleil ou de vent solo, Sueurs perlantes de nuées de grands chercheurs.
Dauphiné de langue aux accents lourds, rocailles, Chantants sur certaines hauteurs près de l'Oisans, Ancienne province au poids de ses batailles, Prémices d'une révolution de l'avant.
Une identité qui s'effile en devenir Nature, culture et sciences d'identité, À croire sans le dire jamais au plaisir D'être sans fin à devoir se réinventer.