Des arbres et de l'eau aux bruissements Secrets d'un accueil du souvenir En forêt des racines passées Doux et agréable sentiment D'un retour à se redécouvrir Nu dans un corps à se retrouver
Autre et pareil au même désir D'être fidèle aux rêves anciens Dans le réseau secret des sentes À entendre tous les ruisseaux bruir Sous le chant des branches des sapins Qu'un soleil chaud d'hiver enchante
Au sol gravier et marne les pas Empreintes des pieds d’un lourd cheval Passé jadis dans les ornières Sur l’itinéraire en contre-bas D’un pèlerinage peu banal De déesses aux voeux prospères
Magie sublime d’une terre De châtaigners aux puissants tanins Qui se décomptent en mille stères Coupés au plus profond d’austères Lieux égarés de lointains recoins Où se nichent les vieux mystères
La vie semble absente aux silences Des cris attendus d’êtres vivants Apeurés de leurs solitudes À saisir toute rémanence Courir en tous sens à tous temps Pour ignorer les habitudes
Les génies des lieux se saisissent Des vides de pensée à combler Pour ouvrir d’autres perspectives Où d’autres rêves se bâtissent Un horizon bleu à deviner Pour que l’espoir au mieux survive.