Dans le bestiaire onirique de mes jours bleus, Un cheval ailé trébuche sur des rochers. Une puce géante, sous d’épais cheveux, Suce le sang d’une peau noire basanée.
Dans l’iconographie de mes doux fantasmes, Tes petits seins pointés vers un sexe d’acier, Le creux de tes reins sur un corps ectoplasme, Ton clitoris ruisselle d’élixir musqué.
Dans les planches ébauchées d’un grand livre vert, Des espaces ouverts m’offrent le sublime D’une contemplation molle de l’univers, Au bout des infinis cauchemars ultimes.
Sous les yeux ouverts de mes représentations, Défilent les images furtives des sons. Mon regard se plisse aux éclats des intuitions Du désir, à gésir sous de vieilles pulsions.
Derrière ces visions de l’apocalypse, Je mâche les vidéos de mes perceptions, Soleils cachés par de soudaines éclipses, Sombres nourritures d’un quotidien abscons.