Zinzinabuler pour une nouvelle année ! Comme pinsons ou fauvettes à gazouiller, Chanter et crier l’amour et ses volontés, Pour les douze mois à venir et espérer !
Les guerres aux chants des canons rouillés d’effroi, Les propos conquérannts du délir d’égos fous, Que des peuples égarés en grand désarroi Ont choisis pour que l’humanité plie genoux.
Croasser et coassser, enfin c’est assez ! De tous ses murmures de faune exterminée Le chant souverain du vide vite créé Sur les écrans bleus des portables formatés.
La violence, en souveraine absolue du temps, Entre les hommes et les femmes même amants, Entre les milliards à ramasser au mitan Des fleuves d’or aux rives de l’amour absent.
Ululer un long et profond chuintement, Au coeur de la nuit froide, sous les étoiles. Sur un trottoir un carton dur pour pavement, S’endormir lentement et prendre les voiles !
La misère de la faim, des solitudes, Ronge les êtres en sursis de devenir. Aux apparences des causes les plus prudes, Le réel des viols, des meurtres à survenir.