La douceur bleue d'une caresse sur la peau Fictive illusion d'un désir d'évidence La distance endurée des amours sans tempo Lassitude d'espoir perdu dans l'errance
Tu manques aux inhalations des parfums jours Tu manques au toucher de grain de chair hâlée Tu manques aux frissons d'émois de nos toujours Tu manques à nos envols vers la satiété
Moi tout entier et en même temps tout autre Je conjugue le présent qui se fait nôtre Dans une relation dont je suis l’apôtre Seul à goûter la mie de ce pain d’épeautre
Persistance d’une éphémère caresse Dans un émoi offert comme une faiblesse Au fil du temps où se languir en paresse Reste la plainte sourde d’une détresse
Atomes combinés en formule rêvée Sur le fil du devenir de quelques pensées Entre les mots doux de nuit et quelques baisers Les promesses sur le sable vite effacées
Un chagrin vieilli sèche au soleil de l’été Accroché sur la porte de l’éternité Dépouille d’un animal à vif écorché Il ondule au souffle du vent chaud oublié.