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Jacques AADLOV-DEVERS

Il faut que le Poète… relise Victor Hugo


Il faut que le Poète…le jour de sa naissance
Changeant ses larmes en verbes et ses douleurs en fleurs
Cache, dans sa poitrine, son âme encor en transe
Arrivée dans sa chute, étoile lointaine, d’ailleurs…

Il faut qu’avec moult grâce, tact et bonne méthode
Lorsqu’elle grandit au monde, apprendre sa pensée
Ses rêveries bizarres, ses idées incommodes
Les phrases incessantes de sa curiosité

Il faut que le Poète, ainsi grandi sur Terre
Au fil des émotions, des jours, des souvenirs
Eveille un jour son Âme, joyeuse, elle espère
S’écrire en poèmes, pourquoi ? Qui peut le dire…

Il faut que le Poète, tel chevalier lacustre
Par dessus des lacs, des mers, des océans
Descends chaque soir le rêve dans son poème auguste
Caressant d’une Lumière le froid oeil humain

Il faut que le Poète, cachant sa belle souffrance…
A la main gauche, La Lune, à la droite, le Soleil
Sublime à l’homme perdu, l'âme, sa beauté immense
Lui disant: - Regarde, tu pourrais faire, merveilles !

Il faut que le Poète, se soigne l’apparence
D’un consensuel sourire au regard bienveillant
Qu’il cache ses blessures, ses visions, ses transes
Au monde qui le regarde d’un air condescendent

Il faut que le Poète, s’arrête et pour s’écrire
Encor que la mémoire, le souvenir, se vit
Qu’il trouve les mots sublimes, enchantant sa lyre
Eveillant le Rêve dans l’âme des endormis

Il faut que le Poète, vivant dans chaque seconde
Fasse pleurire au Monde son visage inhumain
Oublié tout le reste… lui c’est son Âme ronde
Une étoile bienveillante d’un éclat souverain

Il faut que le Poète… sache bien finir sa prose
D’une immortelle chute, d'une fin indéfinie
Sublime quintessence de sa métamorphose :
Oiseau de feux, chevalier brûlant dans l’infini…


P.S

Il faut que le Poète…ah, ces nombreux « il faut »
Sache chaque fois renaître des cendres littéraires
Il faut que le Poète relise Victor Hugo
Avant qu’il ne cesse, merveilleux, de se taire…


Peu importe tout le reste, si le son de sa lyre
Paraît tel beau délire, aux oreilles dites censées
Car même le trop bizarre de son sublime soupir
Vient d’une contrée magique, où très peu savent aller…