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Jacques AADLOV-DEVERS

017 - Au fond de la classe

Puisque la vie (à ce qu’on dit, c’est un jeu…)
Si possible (qu’on le joue) selon mes règles, un peu :
De nouveau, en élève, m’asseoir dans la classe
Au fond, où les Grandes Espaces, s’enlacent…


De là, d’où on voit toutes ces têtes à l’envers
Alignées, bien penchées, vrai mystère…
Écrire sagement la grande Dictée,
Sans penser, par cœur, toutes enchevêtrées

De là, on peut avoir le regard égaré
Faire de verses à sa petite dulcinée…
Alors que la classe décline son pathos,
Jouer « des X-es et des Zéros »…

À l’école, au collège et même au lycée
En faisant semblant d’écrire la dictée…
Là-bas, ils s’assirent les esprits des rebelles
En cachant leurs petites pensées sur « la belle »

Au pole opposé, au fond de la classe…
Libres les Grandes Espaces commencent
C’est la où l’oiseau à travers la fenêtre
Rencontre le rêve qui vient de naître…


C’est la où le Ciel, se montre parfois
Dans un nuage qui passe, en douceur, le voilà !
Ses formes magiques, en apesanteur (de travers)
Il parle doucement, en poèmes – en vers

……………………………………………….


« Hélas, l’élève, que fait-vous là… maintenant ? »
Contrarié, le « Grand Manitou », arrivant :
Hérétique, voyou, c’est quoi ce blasphème ?
Dixit « le Maître » (j’ai pu cacher mon poème…)


« Exercice de dicté 10 fois d’affilé…
Et apprendre par-cœur cette grammaire en français !
Punition exemplaire – pour qu’il n’y a pas
De récidive – pour autant qu’il vivra ! »

………………………………………..

Je vous dis tout ça, du milieu de la classe
Où j’écris ma dictée, tombé en transe
Je suis le moyen élève habituel…
Je m’appelle : le « Par-Cœur » - dernier model


Et je regarde, (encore !...) lorsqu'on ne me voit pas…
Vers le fond de la classe, où plus personne ne s’assoit !

……………………………………………………..


P.S.

Et je me souviens…c’était hier, avant-hier… ?
Dans cette cage doré… cet oiseau…Jacques Prévert ?
Deux trois nuages…peut-être plus…sont passés
J’aimerai bien réécrire… (Mon jeune poème…)
Et tant pis… (Pour le prix !) Même… cette « dictée » !