Désavouant les avaries de la vie – avanies de la vanité, verroterie des avis du vote, versatilité des envies de la vulve, j’envisage une volte-face. Vlan ! La valse des valises en vrac sur le quai Avouent ma volonté De voyager De Novossibirsk à Vladivostok... J’avoue redouter le stock des voyous des wagons Du peu véloce transsibérien.
Voir la Volga ! Bévue : elle n’est pas par-là ! Mais à Basse-Novgorod la neigeuse... En le découvrant, veuve d’une évaluation favorable de mes savoirs Je me vautrais dans l’aversion pour les vétilles apprises à l’université ! Ma veine fut de visiter par hasard une veuve avertie Vaticinant, volubile mais véritable savante Elle me gouverna, avenante pour me pourvoir d’un savoir suffisant à mes aventures, Pour des va-et-vient dans le vent sibérien... Elle aviva ma vivacité verbale, Vlad pit vodka, Miroslav « tolke vada » ; prévint mes craintes abusives, vanta les alluvions du fleuve Moskova, me vendit vivement un vêtement pour naviguer sur la Neva, divaguer à Pevek et vapoter dans l’île Wrangel, pour rêver des tavernes de Petropavlovsk ! Voilà comment je m’approvisionnais à vil prix d’un vison visiblement velouté, envers comme endroit, Dont je devins fervente enfin arrivée dans l’hiver perpétuel ... De Novossibirsk Petropavlovsk à Vladivostok, rien ne vaut un vison doublé de vigogne pour voyager dans un froid achevé ! Un vaurien de va-nu-pieds voulu s’en vêtir pendant mes rêveries, sans y parvenir. Vous verrez pourquoi ! Par la chevelure, je finis par l’avoir : mon avenir vital m’ôta frousse et frivolité. Violente, je devins invincible pour le dépecer de mon viatique. Vaincu, il prescrivit à ma bonne volonté vœux de bienveillance devant sa vraie pauvreté et sa vulnérabilité à la garde à vue, vacher mongol avide des vastitudes de l’univers. Le promouvoir garde de mon vison : voilà la bonne idée ! Depuis, nous voyageons de conserve, avantagés par notre convention, où il se dévoile assez dévoué. Et moi délivrée !